Le passé de notre pays est en effet contradictoire. Le fait d’avoir été une puissance colonisatrice immobilise sans doute cette recherche d’une définition valable. Quel équilibre peut-on trouver afin de satisfaire les deux partis observant la question ? D’un côté la France aimerait bien faire disparaître ce fameux passé colonial qui aujourd’hui ronge ses frontières, très justement selon moi. De l’autre les peuples en question considèrent que la France leur est redevable. Il n’est pas convenable de se saisir des repères d’une culture puis de simplement s’en aller quand le mal est fait, sans possibilité de quête d’une nouvelle identité pour les intéressés. Il faut réfléchir par deux options : devenir officiellement français car on se sent comme tel, du point de vue de la culture commune, ou devenir officiellement français car ce pays n’est qu’une issue à une situation problématique qu’il a lui-même tisser. Que doit accepter la législation française afin de ne pas faire de mécontent mais surtout afin d’établir un équilibre utile et solide entre bafoués de l’ancienne époque impériale et honnêtes travailleurs d’il y a vingt ans dont les descendants sont toujours bloqués d’un point de vue paperasse ?
L’identité nationale est une question sensible. Personnellement je pense que le droit d’être français doit être sérieusement réfléchi . La France se doit de considérer les problèmes qu’elle a occasionnés pour les peuples de divers pays. Cependant, il est possible qu’en donnant trop de sentiment d’identité nationale à des peuples qui ne s’adapteront peut être pas au patrimoine français on foudroie ce que l’on croyait être la France. Il y a des solutions à cela, mais elles sont injustes d’un point de vue historique. Il m’apparaît clairement qu’il est temps d’assumer l’histoire de notre pays. Au moins pendant quelques années encore. Le pays a besoin de réformes . A la France de s’adapter, de toute façon elle ne fonctionne plus très bien et coure à sa perte. Lorsque l’on voit la maigre influence qu’elle exerce sur le monde, je ne crois pas que la priorité soit de rester sur de vieilles traditions qui aujourd’hui mènent le pays à une situation « cul-de-sac ». Il sera bientôt plus que l’heure de considérer des sujets de réformes afin de basculer la situation difficile du pays face à sa population extra-nationale vers un intérêt certain à accepter que le fait d’être français sera le fait de travailler en France et de parler la langue officielle tout en gardant les aspects de la culture pratiqués dans le pays d’origine. Il faut métamorphoser ce problème en intérêt économique unique. Je propose l’ouverture à l’international et au dialogue inter-cultures. Je vois bien la France en tant que médiateur U.T.I.L.E.