De l’ironie plein le web
S’il y a une presse web que j’aime bien lire, c’est celle qui parle des nouvelles start-up internet. C’est un domaine qui bouge véritablement. Des clones aux idées nouvelles, tout est sujet à guerroyer à coups de millions, voire de milliards de dollars. Le web est un marché gigantesque ou tout le monde se nargue et tente de surpasser THE BIG leader google, numéro un dans de nombreux domaines du web. C’est un marché où mes coups bas sont légions, et dans lequel les contestataires ne veulent pas vraiment s’insérer.
Prenons par exemple cette vieille question de l’avenir du CD. Le sourire des grandes maisons de disques ne tient plus qu’à quelques procès à l’issue favorable en leur faveur. Le méchant site internet diffuseur de musique doit alors débourser quelques milliers de dollars à titre d’amende. Comme l’avait ironisé un certain monsieur Ohayon, si je me souviens bien, peut être cela rembours t-il les invendus. Quelle victoire pour une industrie très très malade et très très frustrée.
Mais les acteurs même de cet hyperactif de web me font bien rigoler. Ils évoluent dans leur monde. Un monde où la morale est vraiment très personnelle.
Voici une belle question. Les grands acteurs du web sont-ils plus puissants que les gouvernements ? Ouizénon. Certains aiment bien se plier à l’exigence de certains pays pour ne pas se voir fermer leur portes monnaie bien dodus. Google et la Chine par exemple. Je dirais plutôt que le web est un grand état à lui tout seul, avec des millions d’habitants et des leaders dans tous les domaines, qui se font bien concurrence. Un grand Etat avec du webement-correct, façon Google. Un grand Etat avec, aussi, des réseaux sociaux de plus en plus mixtes.
Mais le web semble encore bien chaotique. Chacun y va de ses propres règles et certains aspects échappent aux hommes les plus puissants. Que je me souvienne … pour organiser un Etat n’a t’on pas mis en place une constitution ?
Ensemble passons du moyen-âge électronique à un web contemporain, avec un véritable web-état régi par une constitution.
Mouais.
J’ai été la victime d’une agression gratuite
Dans la nuit du samedi 1er septembre au dimanche 2 septembre 2007 ma petite amie et moi-même, ainsi que mon meilleur ami, avons été victimes d’une agression gratuite. Une dizaine d’individus nous ont accosté d’abord sympathiquement puis de plus en plus agressivement.
Tout s’est passé très vite, dans un climat d’incompréhension totale. Subissant des jets d’alcools et autres insultes indésirables nous avancions tête droite. Je disais à ma copine de s’enfuir, de courir loin devant. Elle a voulu rester près de moi pour ne pas que je m’emporte ni que je réponde par la violence à ces énergumènes qui, étant bien plus costaud et nombreux que nous, ne nous auraient pas épargnés. Ce courage lui a valu des attouchements sexuels ainsi qu’une tentative de vol de son sac à main et un oeil au beurre noir. Ce dernier infligé par un direct droit l’ayant projeté immédiatement par terre, sa tête heurtant violemment le trottoir. Elle s’évanouit.
Sonné par les quelques coup sde poing que mon principal agresseur m’avait infligé, je me baisse alors grogui vers ma petite amie pour tenté de la secourir. C’est alors que les agresseurs me mitraillent de coups. Je tombe sous une pluie de dégoût, de peur et d’incompréhension. Mon meilleur ami subit un coup à la mâchoire et un coup dans le ventre. Il s’en tirera mieux que nous deux, physiquement. Mon amie, elle, pleure, cris. La situation la dépasse, encore plus qu’elle ne peut me dépasser moi-même. Elle sera la plus atteinte physiquement et mentalement. Le groupe d’individu s’enfuit alors que la BAC arrive à nos côtés, prévenu par une amie qui s’était mis à l’abri.
Mon amie réveillée, la BAC nous emmène dans son véhicule banalisé à la recherche des quelques personnes identifiés selon nos descriptifs. Il ne nous faut pas plus de vingt minutes pour retrouver quatre des agresseurs, dont les deux principaux : celui qui s’en était pris à mon amie et celui qui se chargeait de moi. Le lundi 3 septembre 2007 ces deux derniers écoperont respectivement d’une peine pénale de 6 mois et de 3 ans d’emprisonnement ferme ( si j’ai bien tout compris ). Nous sommes entendus à la comparution immédiate*.
Dans la nuit du 2 au 3 septembre, après avoir enregistrées nos dépositions au commisariat de police de Bordeaux Meriadeck, nous filons aux urgences. Mon meilleur ami rentrera chez lui, sonné mais physiquement peu atteint. Mon amie et moi-même y resteront pour la nuit, atteints chacun d’un traumatisme crânien débouchant sur une ITT de 10 jours**. Nous tenons à saluer la gentillesse de nos infirmiers et infirmières qui ont accepté que nous dormions ensemble cette nuit là.
Lors de la comparussion immédiate deux des quatre agresseurs sont relaxés***, pour témoignage trop flous. Les bougres nous avaient bien étourdis, il est vrai. Je suis cependant certain que les dix personnes ont porté leur coups sur moi. Tout ceci ne s’arrêtera pas là.
Mon envie de généraliser et d’analyser ce phénomène de violences gratuites est au delà de ce que j’aurai pu moi-même estimer. Au lieu de cela, pour le moment, je voulais juste communiquer à ceux qui voudront bien l’entendre que la menace est importante et imposante à notre époque. Les récits d’agressions se multiplient, les victimes parlent et font de plus en plus parler la loi. Il ne faut pas hésiter. Le cauchemard d’un monde où nos futurs enfants devront ce fondre à cette masse de violence pour mieux la contrer n’est pas le bienvenu. Il est encore temps de le repousser. S’il n’y a rien à comprendre considérons tout de même le caractère innaceptable de ce genre de faits qui amusent certains. Considérons que moi, c’est ce que la loi va leur infliger qui m’amuse.
*comparution immédiate : le moyen pénale le plus rapide afin de garder vos agresseurs derrière les barreaux. Il est conseiller aux victimes de faire entendre leur voix.
* *ITT de 10 jours : Interruption temporaire de travail de dix jours. Si elle est supérieure à huit jours, les agresseurs peuvent alors craindre de la sanction et vous pouvez ainsi réclamer une expertise médicale.
* * *relaxés : fait de ne pas retenir les sanctions demandés par le procureur de la république ou par la partie civile sur certains accusés.
Difficile d’être un ado heureux ?
Les médias ne cessent de nous bombarder de l’image d’une jeunesse rebelle et torturée. Drôle d’espèce que celle des adolescents ! A l’heure de la mondialisation, les commerciaux, ont depuis longtemps déjà, choisis les douze / vingt-cinq ans comme leur principale cible de vente. Les publicitaires nous assaillent de la caricature de l’adolescent qui ne cesse de se disputer avec ses parents ; et qui pour se venger s’achète le nouveau baladeur lancé par la nouvelle filiale de i-… La guerre est lancée entre les marques pour transformer les jeunes en véritables panneaux publicitaires. Je ne sous-entends pas que les conflits intergénérationnel n’existent pas, mais la société du 21éme siècle n’a t’elle pas placée le syndrome de la crise d’adolescence au-delà de la réalité pour des raisons commerciales ?
Selon certains, les centres d’intérêts des jeunes seraient limités, la culture quasi-inexistantes, les opinions (de quelques ordres soient-elles) très approximatives, l’originalité laisserait place au phénomène de groupe. A cet âge, où, pourtant il s’agit de déterminer ce que nous sommes et, ce que nous voulons être, on nous offre peu d’options. Les jeunes manqueraient d’ambitions ! Non ! Nous sommes justes noyés sous les chiffres du chômage au journal de 13 heures , inquiets de voir nos grands-parents, cousins, voisins, dont les parents se sont battus pour leurs offrir des études jusqu’à vingt-cinq ans, pour finalement corriger des copies ou vendre des fleurs. Cette culture de la réussite, il faut la développer dans notre pays ; donner l’envie aux adolescents de se concrétiser en tant que jeunes adultes. Cette flamme ardente qui brûle dans la jeunesse, peut-être constructive.
Ne vaut-il pas mieux être acteur de notre monde, que simple consommateur passif ?
Eloïse Lassalle
On me présente ma vie
Il est intéressant de noter à quel point le monde bouge à dix huit ans. D’un seul coup l’Etat vous entoure de conseils pratiques et de recommandations. Les banquiers accourent, s’accrochent et ne vous lâchent plus. Les examens sont la preuve de votre citoyenneté et de votre respect envers la république. Vous êtes crié comme étant rebelle si vous la considérez comme étant l’ingrédient majeur entrant dans la recette de la purée d’esprit sur son coulis d’âge mûr.
Ce sont des paroles faciles du haut de mon âge et de ma faible expérience de la vie. On a une vie plus paisible si l’on se range c’est certain. Tant d’hommes aux rides agréables vous diront vous aussi quelle est l’origine de la grande force de leur zigomatique. Sourire à son enfant est sans doute la plus belle chose que l’on ait à faire dans sa vie. A moindre échelle sourire à sa femme semble être aussi important. Alors en France tout est proposé afin de sécuriser votre vie. Cela se ressent d’ailleurs en bonne et due forme sur notre salaire. Vous le savez tous. Rien de mieux qu’une vie normale, avec un boulot normal, des crédits avec des taux normaux et un enfant, normal ou non. Le modèle de la vie en France quoi … Je dis bien modèle.
Je ne m’étalerai pas sur le problème étranger, je ne suis pas homme politique et je n’ai pas besoin d’électeurs. Quand ces derniers auront voté pour un équilibre socio-libéral on le saura. Je ne vais même pas m’étaler du tout. Je continue sur mon titre.A 18 ans on s’initie à la politique. On a tout plein d’idées originales comme conservatrices. On veut crier ses idées à l’image des capacités que l’on a en soi et que l’espèce humaine nous a attribué. On ne sait pas quoi attendre de sa vie malgré nos talents. Ils seront d’ailleurs mis à rude épreuve. Si l’on parvient à vous faire croire que vos talents sont futiles et ne sont que rêves de jeunesse alors vous aurez votre vie tranquille malgré cette baisse constante de votre pouvoir d’achat. Si vous passez outre vous réussirez ou perdrez tout. C’est le social ou le libéral qui est en jeu. C’est à dix huit ans que l’on commence à départager ces deux avenirs. Beaucoup de ceux qui sont confrontés à l’un par nature veulent l’autre.
A 18 ans on se demande si l’on doit continuer dans l’irrespect de nos ancêtres par salut pour leur mémoire ou si l’on doit cracher sur celles-ci dans le but d’améliorer l’avenir à notre manière, surtout à notre époque. Beaucoup de questions se posent donc à notre époque. Mais avant d’être visionnaire rappelons nous ces paroles de la chanson de Tryo :
Passe ton BAC d’abord
Moi aussi on me l’a dit trop fort
L’identité nationale
La question de l’identité nationale est primordiale dans les débats politiques du moment. A en croire certains écrits sur internet elle serait même l’une des caractéristiques des débats des élections prochaines leur permettant de voler plus haut qu’en 2002. Généralement les avis diverges sur la question d’une réelle définition de cette notion d’identité nationale . Doit on privilégier le passé des peuples colonisés ou au contraire mettre l’accent sur l’acceptation du patrimoine français ?
Le passé de notre pays est en effet contradictoire. Le fait d’avoir été une puissance colonisatrice immobilise sans doute cette recherche d’une définition valable. Quel équilibre peut-on trouver afin de satisfaire les deux partis observant la question ? D’un côté la France aimerait bien faire disparaître ce fameux passé colonial qui aujourd’hui ronge ses frontières, très justement selon moi. De l’autre les peuples en question considèrent que la France leur est redevable. Il n’est pas convenable de se saisir des repères d’une culture puis de simplement s’en aller quand le mal est fait, sans possibilité de quête d’une nouvelle identité pour les intéressés. Il faut réfléchir par deux options : devenir officiellement français car on se sent comme tel, du point de vue de la culture commune, ou devenir officiellement français car ce pays n’est qu’une issue à une situation problématique qu’il a lui-même tisser. Que doit accepter la législation française afin de ne pas faire de mécontent mais surtout afin d’établir un équilibre utile et solide entre bafoués de l’ancienne époque impériale et honnêtes travailleurs d’il y a vingt ans dont les descendants sont toujours bloqués d’un point de vue paperasse ?
L’identité nationale est une question sensible. Personnellement je pense que le droit d’être français doit être sérieusement réfléchi . La France se doit de considérer les problèmes qu’elle a occasionnés pour les peuples de divers pays. Cependant, il est possible qu’en donnant trop de sentiment d’identité nationale à des peuples qui ne s’adapteront peut être pas au patrimoine français on foudroie ce que l’on croyait être la France. Il y a des solutions à cela, mais elles sont injustes d’un point de vue historique. Il m’apparaît clairement qu’il est temps d’assumer l’histoire de notre pays. Au moins pendant quelques années encore. Le pays a besoin de réformes . A la France de s’adapter, de toute façon elle ne fonctionne plus très bien et coure à sa perte. Lorsque l’on voit la maigre influence qu’elle exerce sur le monde, je ne crois pas que la priorité soit de rester sur de vieilles traditions qui aujourd’hui mènent le pays à une situation « cul-de-sac ». Il sera bientôt plus que l’heure de considérer des sujets de réformes afin de basculer la situation difficile du pays face à sa population extra-nationale vers un intérêt certain à accepter que le fait d’être français sera le fait de travailler en France et de parler la langue officielle tout en gardant les aspects de la culture pratiqués dans le pays d’origine. Il faut métamorphoser ce problème en intérêt économique unique. Je propose l’ouverture à l’international et au dialogue inter-cultures. Je vois bien la France en tant que médiateur U.T.I.L.E.
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