De l’ironie plein le web
S’il y a une presse web que j’aime bien lire, c’est celle qui parle des nouvelles start-up internet. C’est un domaine qui bouge véritablement. Des clones aux idées nouvelles, tout est sujet à guerroyer à coups de millions, voire de milliards de dollars. Le web est un marché gigantesque ou tout le monde se nargue et tente de surpasser THE BIG leader google, numéro un dans de nombreux domaines du web. C’est un marché où mes coups bas sont légions, et dans lequel les contestataires ne veulent pas vraiment s’insérer.
Prenons par exemple cette vieille question de l’avenir du CD. Le sourire des grandes maisons de disques ne tient plus qu’à quelques procès à l’issue favorable en leur faveur. Le méchant site internet diffuseur de musique doit alors débourser quelques milliers de dollars à titre d’amende. Comme l’avait ironisé un certain monsieur Ohayon, si je me souviens bien, peut être cela rembours t-il les invendus. Quelle victoire pour une industrie très très malade et très très frustrée.
Mais les acteurs même de cet hyperactif de web me font bien rigoler. Ils évoluent dans leur monde. Un monde où la morale est vraiment très personnelle.
Voici une belle question. Les grands acteurs du web sont-ils plus puissants que les gouvernements ? Ouizénon. Certains aiment bien se plier à l’exigence de certains pays pour ne pas se voir fermer leur portes monnaie bien dodus. Google et la Chine par exemple. Je dirais plutôt que le web est un grand état à lui tout seul, avec des millions d’habitants et des leaders dans tous les domaines, qui se font bien concurrence. Un grand Etat avec du webement-correct, façon Google. Un grand Etat avec, aussi, des réseaux sociaux de plus en plus mixtes.
Mais le web semble encore bien chaotique. Chacun y va de ses propres règles et certains aspects échappent aux hommes les plus puissants. Que je me souvienne … pour organiser un Etat n’a t’on pas mis en place une constitution ?
Ensemble passons du moyen-âge électronique à un web contemporain, avec un véritable web-état régi par une constitution.
Mouais.
Les législatives annoncent du rouge sur nos sièges
Article du 18 juin 2007 publié sur Lactua.com.
Les résultats sont tombés en début de soirée : il y aura plus de rouge que prévu à l’assemblée nationale. Les bleus réunissent 323 sièges alors que les socialistes en arrachent 206. Le PS crie victoire, il est heureux. Il rie au nez de ces gens de l’UMP dont la ferveur semble s’être dotée d’un rictus dont il est impossible de se délecter. Alors victoire écrasante, rebond de la France assistée ou crise de démocratie. Peut-on vraiment parler de défaite de l’UMP ?
Prenons l’exemple d’Alain Juppé. Battu à Bordeaux mais ce n’est pas une surprise. Bordeaux est rouge jusqu’au dent et quand on y vit on se rend compte que c’est bien normal. Les socialistes crieront sans doute au scandale à la lecture de ma dernière phrase. Pourtant gardons notre objectivité voulez-vous ? Ne nous obstruons pas des simples tournures de phrase qui font la force de votre parti. Quant à l’UMP, ne considérez pas que si je ne suis pas du côté du PS je suis du votre, vous êtes loin d’être un parti par défaut. Je reprends. Alain Juppé annoncera sa démission de son poste de ministre de l’écologie demain au chef de l’Etat. Notre ministère se démocratise. Il sera en effet plus proche du peuple. J’entends par là dans l’intensité des querelles.
Revenons à nos moutons. L’assemblée nationale, ça va être folklore. A peu de choses près on pourrait croire que si l’on avait inséré le parti Blanc en plein milieu au lieu du MoDem on aurait obtenu le drapeau de la France.
Trêve de plaisanterie anti-droite cette fois-ci.
A tous ceux qui avaient espéré un changement radical dans la vie politique française considérez que le parti socialiste va tout faire pour ralentir la cadence en dénonçant comme scandaleuses toutes les mesures prises par l’UMP. D’un autre point de vue nous aurons peut être moins de cas à la DADVSI. Souvenez-vous cette superbe loi qui remettait en question les droits fondamentaux de l’homme dans le domaine de l’internet ( soit le futur ).
Oui, l’UMP va avoir le sourire moins large. Pourtant ne nous voilons pas la face, 323 sièges c’est une majorité imposante. Et lorsqu’on se rend compte que le PS ressemble à un vase brisé … je pense qu’il faudra être patient et minutieux afin de comprendre comment le réparer correctement.
Même si la nouvelle composition de l’Assemblée Nationale semble normale elle annonce un mouvement en contre-courant des élections présidentielles qui ira sans doute crescendo si Sarkozy et l’UMP ne font pas leurs preuves d’ici la fin de l’année, et si le PS use enfin d’intelligence. Un soudeur pourrait peut être leur expliquer la marche à suivre. Messieurs, à vos flammèches.
L’avenir sera remué. Tout dépendra de la force de l’UMP dans le but qu’il s’est fixé face aux français ou de l’intelligence des partis de gauche qui ne reflète rien de mieux que le peuple pour le moment. Rien de bien prometteur donc.
Aaaah. Si l’on pouvait être au delà du clivage.
Lendemain d’élection présidentielle
Gueule de bois au PS ! Les français ont élu à plus de 53% Nicolas Sarkozy comme sixième président de la cinquième république. La France ne sera pas présidente et notre président décide de partir en vacance à bord d’un yacht. Rue de Solferino on s’interroge et l’on règle ses comptes, les petites phrases qui font mouche fusent et la bataille des ego est lancée. Le sentiment est à l’amertume, et à mesure que le voile se lève sur les coulisses de cette campagne, les français et les militants ont le sentiment d’avoir été manipulés. Après l’espoir et la ferveur, on découvre peu à peu le vrai visage de la politique, bien plus complexe qu’il n’y parait. Oui, la gauche est sérieusement malade. A un mois des législatives, l’issue du combat est quasiment écrite…
L’heure du rassemblement de toutes les forces anti-capitalistes et de la rénovation concrète doit venir pour s’opposer à la majorité et protéger nos acquis sociaux. Le rapport de force est largement favorable à la droite et à son leader, maintenant président. Et puis, il y a le troisième homme, l’homme du terroir: François Bayrou. Celui qui a pour certains tant manqué lors de ce second tour des présidentielles, et qui pourrait venir à nouveau tirer son épingle du jeu. La création du parti démocrate, oblige à nouveau le PS à se repositionner sur ses valeurs et son idéologie, afin d’éviter que François Bayrou devienne le véritable leader de l’opposition. Le parti socialiste fait aussi pâle figure,face à la jeune et fringante UMP qui rénove son image,en intégrant de nouveaux visages comme celui de Rachida Dati (exemple d’une immigration choisie…zut ! réussie) et qui cherche à donner une image plus sociale. Le mouvement lancé par Ségolène Royal doit continuer, mais de quelle manière ? Et surtout, qui doit le porter ? Les partis d’extrême gauche ont-ils encore leur place sur la scène politique française, après leur faible score ? Ne sont-ils pas importants pour permettre un pluralisme politique et un fort débat d’idées comme celui qui a précédé le premier tour du scrutin ? Il faut aussi noter la chute du FN qui reste tout de même à 11%. Ces élections ont incroyablement rassemblé et l’on ne peut ignorer le taux de participation très élevé, et envié par nos voisins européens. Les français ont témoignés d’un admirable sursaut républicain et d’un fort engouement pour la politique.
Il y a de nombreuses leçons à tirer de cette campagne, bonnes comme mauvaises ? Quelle sera la place de l’opposition dans le paysage politique durant les cinq années qui vont venir ?
L’identité nationale
La question de l’identité nationale est primordiale dans les débats politiques du moment. A en croire certains écrits sur internet elle serait même l’une des caractéristiques des débats des élections prochaines leur permettant de voler plus haut qu’en 2002. Généralement les avis diverges sur la question d’une réelle définition de cette notion d’identité nationale . Doit on privilégier le passé des peuples colonisés ou au contraire mettre l’accent sur l’acceptation du patrimoine français ?
Le passé de notre pays est en effet contradictoire. Le fait d’avoir été une puissance colonisatrice immobilise sans doute cette recherche d’une définition valable. Quel équilibre peut-on trouver afin de satisfaire les deux partis observant la question ? D’un côté la France aimerait bien faire disparaître ce fameux passé colonial qui aujourd’hui ronge ses frontières, très justement selon moi. De l’autre les peuples en question considèrent que la France leur est redevable. Il n’est pas convenable de se saisir des repères d’une culture puis de simplement s’en aller quand le mal est fait, sans possibilité de quête d’une nouvelle identité pour les intéressés. Il faut réfléchir par deux options : devenir officiellement français car on se sent comme tel, du point de vue de la culture commune, ou devenir officiellement français car ce pays n’est qu’une issue à une situation problématique qu’il a lui-même tisser. Que doit accepter la législation française afin de ne pas faire de mécontent mais surtout afin d’établir un équilibre utile et solide entre bafoués de l’ancienne époque impériale et honnêtes travailleurs d’il y a vingt ans dont les descendants sont toujours bloqués d’un point de vue paperasse ?
L’identité nationale est une question sensible. Personnellement je pense que le droit d’être français doit être sérieusement réfléchi . La France se doit de considérer les problèmes qu’elle a occasionnés pour les peuples de divers pays. Cependant, il est possible qu’en donnant trop de sentiment d’identité nationale à des peuples qui ne s’adapteront peut être pas au patrimoine français on foudroie ce que l’on croyait être la France. Il y a des solutions à cela, mais elles sont injustes d’un point de vue historique. Il m’apparaît clairement qu’il est temps d’assumer l’histoire de notre pays. Au moins pendant quelques années encore. Le pays a besoin de réformes . A la France de s’adapter, de toute façon elle ne fonctionne plus très bien et coure à sa perte. Lorsque l’on voit la maigre influence qu’elle exerce sur le monde, je ne crois pas que la priorité soit de rester sur de vieilles traditions qui aujourd’hui mènent le pays à une situation « cul-de-sac ». Il sera bientôt plus que l’heure de considérer des sujets de réformes afin de basculer la situation difficile du pays face à sa population extra-nationale vers un intérêt certain à accepter que le fait d’être français sera le fait de travailler en France et de parler la langue officielle tout en gardant les aspects de la culture pratiqués dans le pays d’origine. Il faut métamorphoser ce problème en intérêt économique unique. Je propose l’ouverture à l’international et au dialogue inter-cultures. Je vois bien la France en tant que médiateur U.T.I.L.E.
-
Récent
- Nouvelle version de Lactua.com
- De l’ironie plein le web
- J’ai été la victime d’une agression gratuite
- Difficile d’être un ado heureux ?
- En attendant Harry Potter 5
- Les législatives annoncent du rouge sur nos sièges
- On me présente ma vie
- “Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde” : La fin des pirates…
- Lendemain d’élection présidentielle
- Virginia Tech
- Le Tabagisme et vous
- L’identité nationale
-
Liens
-
Archives
- novembre 2007 (1)
- octobre 2007 (1)
- septembre 2007 (1)
- août 2007 (1)
- juillet 2007 (1)
- juin 2007 (3)
- mai 2007 (1)
- avril 2007 (3)
- janvier 2000 (1)
-
Catégories
-
RSS
Entrées RSS
Syndication RSS
